Catherine Cafiti

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Catherine Cafiti

« Mon mentor me dit tout le temps que dans chaque menace, il y a une opportunité. »

Catherine Cafiti

« Mon mentor me dit tout le temps que dans chaque menace, il y a une opportunité. »

Catherine Cafiti

Cuisiner est sa passion, son gagne-pain, son passe-temps.

Catherine Cafiti

Elle cuisine des meringues, des betteraves dans le vinaigre, des cornichons sucrés bread & butter et du ketchup.

Elle cuisine des meringues, des betteraves dans le vinaigre, des cornichons sucrés bread & butter et du ketchup. Cuisiner est sa passion, son gagne-pain, son passe-temps. Sans vraiment savoir où cela prend sa source, elle s’est donné comme mission dans la vie de faire du bien sans rien attendre en retour. Lorsqu’on la décrit ainsi on croirait parler d’une personne à l’aube de la retraite. C’est pourtant bien le contraire.

Catherine Cafiti vient tout juste de célébrer son 35e anniversaire et sera bientôt maman pour la première fois. Un nouveau défi qu’elle aborde avec beaucoup de calme. Elle prend la vie comme elle vient avec ses surprises et ses défis. Elle n’est pas du genre à se faire des attentes. Même si elle dirige l’entreprise CAFITI et qu’elle embauche des personnes avec difficultés, elle ne s’inquiète pas en ce qui concerne son congé de maternité.

« C’est prévu pour le 10 décembre, dans notre gros rush de Noël. Vu qu’on fait des marinades et des meringues, c’est plus des items cadeaux et des trucs qu’on mange dans le temps des fêtes », formule celle qui en ce moment crée, fabrique et distribue ses produits avec sa petite équipe.

La tannante

Alors qu’elle avait quatre ans, Catherine a été initiée à la cuisine par sa grand-mère chez qui elle passait ses étés. Si aujourd’hui les savoureux produits qu’elle confectionne sont inspirés des recettes de son aïeule, cette dernière n’avait à l’époque qu’un objectif : calmer les ardeurs du petit trouble maker qu’elle était.

De nombreuses années plus tard, en 1999, elle est devenue chef diplômée de l’ITHQ. Elle s’est exilée en Italie et en France puis à Vancouver où elle a été sous-chef pour le plus important traiteur en Amérique du Nord, Culinary Capers. Son incursion dans le monde de la haute gastronomie s’est poursuivie sur le réputé bateau de croisière Pacifique Yellowfin, de 2006 à 2009. Comme chef exécutif, elle a donné dans le raffinement et la créativité.

« Mon mentor me dit tout le temps que dans chaque menace, il y a une opportunité. »

La mercenaire

Elle est revenue au Québec en 2009 avec l’envie de donner un sens à ce qu’elle faisait. C’est alors qu’elle a lancé CAFITI tout en complétant un certificat en démarrage d’entreprise à HEC Montréal. Les débuts ont été difficiles. Catherine Cafiti a investi tout ce qu’elle avait : argent, temps et énergie.

« Quand j’ai commencé, je produisais la nuit et j’allais vendre le jour. Je n’avais pas de vie. J’habitais dans mon local parce que je n’avais pas d’argent pour me payer un loyer. J’étais comme une mercenaire en mission. À un moment donné, je suis devenue essoufflée », avoue celle pour qui l’échec n’était pas une option.

Deux ans après être revenue au Québec, elle était au bout du rouleau, le corps ne suivait plus. On croyait qu’elle avait un trouble bipolaire. Pour vérifier que ce n’était pas le cas, elle a passé des tests et n’a pas bu d’alcool pendant neuf mois. C’est alors qu’elle a entamé une thérapie.

« Il y a plein de monde qui devrait se faire ce cadeau-là. On n’en parle pas beaucoup, car c’est un peu tabou. Quand tu atteins un point où tu es juste trop fatiguée, trop plus là, c’est que ton corps a besoin d’une pause », raconte celle pour qui la qualité de vie et la santé priment maintenant sur le chiffre d’affaires et l’expansion de son entreprise.

« Après cet épisode, j’ai ralenti dans ce que je me demandais à moi-même. J’ai été plus mature dans mon dosage, dont ma consommation. J’ai changé ma relation avec l’alcool. On vit tellement dans un monde avec de l’alcool que quand tu ne bois pas, les gens se demandent ce qui se passe », ajoute Catherine Cafiti, heureuse d’être enceinte pour ne plus avoir à se justifier.

Elle travaillait, ne sortait pas, sauf parfois pour aller jouer au golf avec sa mère. C’est comme ça que Daniel Pilon, directeur général des Clubs de golf Banlieue Ouest, est débarqué dans sa vie, à un moment où la jeune entrepreneure ne cherchait pas vraiment l’amour.

L’amoureuse

« Daniel me voyait au club de golf. On a commencé à se côtoyer un peu. Tout s’est fait naturellement. Finalement, j’ai comme décidé d’avoir une vie », rigole Catherine Cafiti, caressant son ventre qui devient de plus en plus apparent sous sa robe d’inspiration vintage.

Lorsqu’elle parle de son amoureux, Catherine Cafiti rougit d’émotion. Tout a été tellement vite. Ils filent le parfait amour depuis deux ans. Le couple a un beau projet en commun, qui se concrétisera quelques jours avant Noël. Elle a encore de la difficulté à se projeter dans son rôle de mère. Elle espère seulement ne pas s’y perdre.

« Tu ne peux pas demander plus à quelqu’un que ce qu’il est capable d’offrir. »

Bien qu’elle soit coquette, Catherine Cafiti n’est pas une grande fan de magasinage. Elle n’a donc pas commencé les achats et les préparatifs pour la venue du bébé. Comme pour bien d’autres choses, elle aborde cela avec calme. Des gens lui prêteront des choses et pour le reste il y aura aussi le shower de bébé. C’est peut-être la chose qui la préoccupe le plus. Catherine Cafiti connaît beaucoup de gens et aime organiser des fêtes. En étant très conservatrice, sa liste d’invités monterait à 180 personnes. De quoi donner des sueurs froides à son frère, à qui incombe l’organisation de la fête pour la future maman.

La généreuse

Le mois dernier, Catherine soulignait son 35e anniversaire entourée de 400 personnes. Pour la deuxième année, elle offrait sa fête pour une bonne cause. Se déroulant sous la forme d’un tournoi de golf, l’événement a permis d’amasser 22 000 $, qu’elle a remis à la sclérose en plaques. Donner est son plus grand bonheur. Même qu’elle ressent plus de plaisir à aider les autres qu’à cuisiner.

C’est un peu à cause de son esprit philanthropique qu’elle est devenue « la fille qui engage des personnes avec des difficultés », car c’est souvent comme cela qu’on décrit celle qu’on a vue à l’émission Dans l’œil du dragon en 2012. Ce n’était pourtant pas dans le plan d’affaires initial, mais maintenant toute la mission de l’entreprise tourne autour de cela.

« J’ai toujours eu le profil Mère Teresa. Moi ce qui m’allume c’est de savoir que je fais la différence. Au début, le but ce n’était pas de m’en aller dans un volet social. J’ai embauché une personne et je me suis rendue compte que j’en prenais plaisir autant que cette personne évoluait et devenait plus responsable », explique celle qui pousse le concept d’entraide encore plus loin en développant des espaces CAFITI dans des commerces. Elle délègue ainsi la distribution et la représentation à son équipe sur le terrain. Un volet qui lui permet de rendre ses employés autonomes et de les initier au travail.

Avec la grossesse, elle doit réduire la longueur de ses journées de travail, sans compter qu’un congé de maternité se pointe à l’horizon. Cela ne l’inquiète pas le moins du monde.

« L’année passée, j’ai pris un mois de vacances et j’ai laissé ma business à ma gang. Ils sont tous autonomes. Je suis vraiment fière d’eux et j’ai confiance », explique la future maman qui planifie s’arrêter environ trois mois lors de la naissance.

La fille aux meringues

La trentenaire a beau avoir la tête remplie d’idées de produits et de saveurs, elle mise sur l’excellence plutôt que sur la performance. On achète les produits CAFITI parce qu’ils sont bons, mais aussi parce qu’ils font du bien à l’âme.

« Ma grand-mère a eu une super grosse influence. Les recettes que je fais ce sont les siennes, mais j’ai mis ma petite twist. Je suis fière, car ça entretient notre patrimoine. Dans les dégustations de meringues, les gens disent que leur mère en faisait, ça leur rappelle tellement de bons souvenirs. C’est le fun de faire vivre des émotions à des gens que tu ne connais pas », confie la chef, qui aspire à pousser la meringue à un autre niveau. Un peu comme les macarons, que personne ne mangeait il y a 10 ans.

« Je me donne 5 à 10 ans pour que la meringue fasse partie de la culture des gens. Mon rêve ultime c’est que ça remplace les Ferrero Rocher. On en reçoit ou l’on s’en achète parce que c’est Noël », dit-elle avec l’œil pétillant de la fille déterminée.

On dit souvent à Catherine Cafiti qu’elle est inspirante. Cela la touche. Elle est bien consciente qu’elle est un peu à contre-courant quand elle regarde la société qui, selon elle, est trop axée sur elle-même et pas assez sur les autres. « La vie va trop vite. On ne priorise pas les bonnes choses. Le monde veut trop faire des voyages et s’acheter des bateaux », conclut Catherine Cafiti.

6 Comments
  1. wow wow et wow quel beau cheminement et quel bel exemple de courage de persévérence et tu reflete la simplicité bravo catherine

    rejeanne xx

  2. wow wow wow et wow bravo quelle belle histoire tu es un bel exemple pour ceux qui veulent vraiment se batir une histoire comme la tienne et quel belle persévérence encore bravo

    rejeannexx

  3. Félicitations, vous êtes très inspirante. Une personne qui fait du bien et qui s’affirme. Bravo et je vous souhaite un bébé en pleine santé et beaucoup de bonheur.

  4. Très belle entrevue. C’est super ton parcourt et il n’est pas fini. Je te souhaite une bonne fin de grossesse et un bon bébé. Mon conjoint est trés impressionné par ton parcourt de vie et te souhaite tout le bonheur possible. Bravo et merde pour l’avenir.

  5. Je suis impressionné par ton parcourt de vie. Tu est très inspirante. Mon conjoint est très content de savoir tout ce que tu as faisi pour arrivé à ton but et te souhaite tout le bonheur possible et moi aussi. Bravo.

  6. Quel beau témoignage, très inspirant. Bravo de parler simplement des obstacles rencontrés sur votre parcours et tout naturellement de la façon dont vous les avez surmontés. Bravo d’accueillir des gens qui vivent des difficultés dans votre entreprise. Chapeau 100 fois madame! Marie-Claude

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