Ne pas limiter ses rêves

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Ne pas limiter ses rêves
Isabelle Young

« Avec le soleil et l’eau salée, je me sens plus belle, en santé, plus libre, plus créative… juste plus heureuse! »

Ne pas limiter ses rêves
Isabelle Young

« J’ai fait beaucoup de travail sur moi pour apprendre à me connaître et à accepter qui je suis. »

Ne pas limiter ses rêves
Isabelle Young

« Je fais moins d’argent et j’ai dû dire au revoir à plusieurs élèves que j’aime beaucoup, mais j’ai fait le choix de mettre beaucoup d’heures dans ce que je veux faire. »

Isabelle Young

Lorsqu’elle est apparue sur la scène de La Voix en 2016, tous les espoirs étaient permis pour Isabelle Young. Elle est belle, elle a une voix magnifique, sans compter qu’elle est la nièce et la cousine de Karen et de Coral Young. Son aventure s’est plutôt arrêtée abruptement, ce qui ne l’empêche pas, un an plus tard, de poursuivre sa route dans le monde de la chanson pour donner vie à ses rêves.

L’aventure à La Voix n’a pas été ce qu’elle souhaitait. Dès sa sélection aux auditions à l’aveugle, plusieurs Vaudreuil-Soulangeois voyaient déjà la Rigaudienne en finale, comme Matt Holubowski l’année précédente. « Vas-y Isabelle, montre ce que tu fais », a-t-on entendu dire sa mère lors de l’audition de sa fille. Elle a joint l’équipe de Pierre Lapointe, mais a été éliminée lors des chants de bataille sans réussir à montrer vraiment ce dont elle était capable.

« Ç’a été positif, mais vraiment difficile. Ça m’a forcée à attaquer mes peurs et mes insécurités. Je me sentais vulnérable, et ça m’a paralysée. Ça m’a fait réfléchir à quel point c’est important d’avoir une histoire et d’avoir quelque chose à dire. Les artistes que j’admire et que j’aime, je connais leur histoire et c’est important pour moi. Ça m’a fait réaliser que j’étais prête à m’ouvrir, à être plus honnête avec moi-même et à accepter qu’il faut que je montre qui je suis. C’est un succès pour le travail que j’ai fait sur moi-même », raconte Isabelle à propos de cette expérience, qui lui a aussi montré comment gérer la pression.

« Avec le soleil et l’eau salée, je me sens plus belle, en santé, plus libre, plus créative… juste plus heureuse! »

L’illumination de la musique

Née à Hudson, Isabelle Young a déménagé à Rigaud avec ses parents à seulement un an. Ceux-ci avaient acheté le Vieux Moulin pour en faire un restaurant et une salle de réception, où elle a travaillé de nombreuses années. Celle qui vient juste d’avoir 25 ans, en mai, chantait avant même de parler. Son père, homme à tout faire, chanteur et musicien, lui a appris à faire des harmonies sur la chanson You Are My Sunshine et l’a toujours encouragée à écrire. Très jeune, elle a su que la musique prendrait une place prépondérante dans sa vie.

« Ç’a toujours fait partie de ma vie. Ma tante et ma cousine sont chanteuses professionnelles et mon père a longtemps joué et chanté avec elles. Il était aussi dans un band country durant toute mon enfance. J’ai toujours su que j’allais être chanteuse. Quand j’étais jeune adolescente, ma cousine Coral était mon idole. Je voulais partir en tournée et faire des entrevues comme elle », avoue celle qui a fait ses débuts dans le groupe de son père et qui rêve ni plus, ni moins, de gagner un Grammy, un jour.

« Je ne me suis jamais limitée dans mes rêves. Si je m’étais donné un plan B ou que je m’étais dit : je vais être correcte si je fais juste enregistrer un album, je pense que je ne travaillerais pas aussi fort. Chaque jour, je fais un entraînement vocal, car la voix est un muscle. C’est comme pour un athlète : il faut s’échauffer et s’entraîner régulièrement. Il faut aussi avoir une bonne discipline de vie », spécifie l’artiste.

Beaucoup de travail

Isabelle habite maintenant à Notre-Dame-de-Grâce. Elle a commencé à enseigner la musique après ses études. Elle donne encore des cours de chant privés et d’éveil musical, mais a coupé dans l’enseignement lorsqu’elle s’est lancée dans l’aventure de La Voix. Elle adorait enseigner aux enfants, car cela était très gratifiant, mais la chanteuse devait consacrer davantage de temps à son objectif de vie. Elle se garde au moins deux jours par semaine où elle ne met rien à l’horaire, sauf faire de la musique ou composer.

« Comme travailleuse autonome, il faut se discipliner. Ç’a toujours été difficile pour moi. Il faut que je me fasse une structure. La musique et le chant, il faut que j’aie le goût d’en faire pour composer et chanter. C’est difficile, quand il faut que je me force à en faire et que ça devient un travail. Si je me dis : la journée est libre, mais il faut que je fasse de la musique, je reste inspirée et ça reste le fun », explique la jeune femme, qui présentera bientôt de nouvelles compositions.

Bientôt, on pourra entendre un nouveau single un peu plus électro… Son prochain album prévu à l’automne prochain, sera un peu différent de son premier Sirens, qui était davantage jazzy et enregistré avec un band live.

« Après le secondaire, je ne me suis même pas posé la question si j’allais étudier autre chose que la musique. »

La chanteuse a étudié en jazz et, bien qu’elle aime ce style, son choix était stratégique. Elle savait que l’improvisation l’aiderait à composer et lui ouvrirait plus de portes.

« Les musiques pop, alternative et soul m’ont toujours plus attirée. Jeune, j’écoutais du jazz, mais je ne réalisais pas que c’était du jazz. Dans ma tête, le jazz, c’était ce que ma tante faisait. En même temps, j’écoutais du Billie Holiday et du Etta James quand je jardinais ou que je travaillais pour mes parents. Je ne savais pas encore que c’était du jazz et que j’allais l’étudier au cégep. Maintenant, le jazz, si on regarde le Festival international de jazz de Montréal, ça peut être varié : Florence K, Norah Jones, Wayne Shorter… même dans le hip-hop de Mac Miller, on entend des éléments de jazz. J’avoue que je ne voulais pas nécessairement me mettre dans la catégorie jazz, parce que ce n’est pas nécessairement ce que tout le monde écoute, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir une couleur jazz dans ma musique », souligne Isabelle, qui rêve de vivre de sa musique longtemps.

Sombre et créative

Son objectif est de véhiculer un message aux gens et de leur faire ressentir quelque chose, tout en leur procurant de la beauté. L’artiste a choisi d’être authentique et vraie dans ce qu’elle fait. Sur l’album qu’elle crée en ce moment, Isabelle parle de la nature, car c’est une grande source d’inspiration pour elle, mais aussi d’un gros chagrin, de l’évolution et de la recherche de qui l’on est. Elle accepte de s’ouvrir un peu sur des moments difficiles vécus entre 2013 et 2016, qui lui ont appris qu’elle était vulnérable.

« Ma mère a eu un cancer du sein. Ç’a été un gros événement dans notre famille. Elle combattait ça pendant que je composais et lançais mon premier album. C’est arrivé au moment où j’ai fini le cégep. On dirait que ça m’a assommée de rentrer dans le monde de la musique et de ne plus avoir de structure. En plus, j’ai vécu une rupture en même temps », raconte Isabelle à propos de ce passage pénible.

Pendant cette période creuse dans sa vie, Isabelle a fait beaucoup de lectures sur le développement personnel. Elle a d’ailleurs pris l’habitude de se laisser aller à de l’écriture libre au réveil, comme suggéré par Julia Cameron dans son livre The Artist’s Way. Ça débloque sa créativité, dit-elle. Elle se connaît un peu plus aujourd’hui. Quand on lui demande de décrire quel genre de femme elle est, la réponse vient plus facilement : sensible, introspective, solitaire et romantique, avec une part d’ombre. Ce côté plus sombre, qu’elle a apprivoisé, lui sert aussi dans sa carrière.

« C’est correct de plonger dans la solitude ou dans la noirceur, mais après, il faut que je prenne cette énergie pour écrire. Avant, je n’aimais pas cette partie de moi, mais j’ai réalisé que c’est ce qui amène de la créativité à mon art. C’est une partie de moi que j’apprivoise encore », précise Isabelle. Elle aspire maintenant à bâtir une équipe autour d’elle pour s’enlever de la tête le marketing, afin de se concentrer davantage sur son art.

« J’ai fait beaucoup de travail sur moi pour apprendre à me connaître et à accepter qui je suis. »

Les longs hivers québécois affectent énormément la jeune femme. Chaque année, elle ressort ses bons vieux trucs pour passer à travers : se lever plus tôt, sortir, marcher et prendre l’air tous les jours. L’arrivée de l’été est une bénédiction : le retour de la lumière après des mois de noirceur. D’ici cinq ans, la jeune chanteuse pourrait bien déménager ses pénates dans un pays chaud où la mer serait sa voisine. C’est l’un de ses rêves de vie, convaincue qu’elle a besoin de chaleur et de soleil pour être heureuse. La musique restera toujours indissociable de sa vie, peu importe ses projets qu’ils soient de voyager, d’étudier ou d’écrire des livres.

Cœur au chaud

L’honnêteté, le respect et l’amour sont des valeurs que ses parents, Caroline et Douglas, lui ont transmises. L’artiste aimerait bien trouver un amour véritable qui perdure à travers le temps, comme l’exemple qu’elle a eu de ses parents. «Je me suis toujours dit : je veux trouver quelqu’un qui me regarde comme mon père regarde ma mère, même après 25 ans de mariage. J’aimerais donner à mes enfants le même exemple et le même amour que j’ai reçus », dit-elle.

Depuis toute petite, Isabelle rêve de se marier et d’avoir des enfants, probablement influencée par les nombreux mariages qui se sont célébrés dans la cour de sa maison d’enfance. Celle qui partage un appartement avec sa sœur Rosalie et son chat Opal, est encore jeune et se laisse le temps de trouver la bonne personne. Surtout que, pour le moment, tout son temps et toute son énergie sont dirigés dans sa carrière de chanteuse. Son objectif. Son bonheur.

« Je fais moins d’argent et j’ai dû dire au revoir à plusieurs élèves que j’aime beaucoup, mais j’ai fait le choix de mettre beaucoup d’heures dans ce que je veux faire.»

1 Comment
  1. BrAvo belle étoile!

    La vie et le succès est devant toi

    Bisesss JD ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

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