Social butterfly des beaux moments

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Social butterfly des beaux moments
Katrina Schaller

« La plupart du temps, quand j’ai congé, je décompresse. Je mets des bas chauds et je prends une bonne tasse de thé ou un verre de vin. »

Social butterfly des beaux moments
Katrina Schaller

« J’aime être occupée et savoir que je produis quelque chose. J’aime donner un bon service et voir les gens heureux. »

Social butterfly des beaux moments
Katrina Schaller

« Je pleure à chaque mariage. Je ne suis pas émue juste parce que c’est mon travail. Non, c’est le pourquoi de mon travail. »

Katrina Schaller

Katrina Schaller m’attendait bien installée dans le divan au deuxième étage d’un café à Hudson. Pour tuer le temps, elle pianotait sur son clavier d’ordinateur, son inséparable ami. À mon arrivée, elle a relevé la tête et m’a fait un grand sourire chaleureux. J’avais l’impression de retrouver une amie. La glace était cassée.

C’est elle qui avait choisi l’endroit de notre rencontre. Un lieu réconfortant au centre de son village où elle a habité de nombreuses années et où elle revient toujours comme à un port d’attache. Elle était stressée d’accorder une entrevue, d’être prise en photos, bref d’avoir tous les projecteurs dirigés vers elle. Katrina a plutôt l’habitude d’être celle qui s’active dans l’ombre.

Propriétaire de Deka Event et organisatrice de mariage, Katrina reçoit une grande quantité de courriels. Voilà pourquoi son ordinateur la suit partout. Au moment de notre rencontre, elle commençait déjà à préparer sa quatrième saison de mariage. Son entreprise est encore jeune, mais Katrina monte une équipe solide qui pourra un jour gérer certains mariages sans elle. Pour le moment, elle est présente pour chacun des heureux événements qu’elle a le privilège de coordonner.

L’amie de la mariée

« Pour faire une bonne job, je veux être impliquée dans tous les aspects. Je veux qu’ils aient le meilleur jour de leur vie. Je travaille de 7 h le matin jusqu’à 3 h la nuit d’après. Je suis celle qui est avec la mariée et la dernière personne qu’elle voit avant de faire son entrée dans l’allée », précise Katrina, qui pleure à tous les mariages, car elle est très émotive. Malgré l’ampleur de la tâche, elle se sent privilégiée de passer ce moment au cœur des familles.

L’histoire de Katrina contraste avec l’univers familial et d’amour dans lequel elle baigne professionnellement. Ses parents se sont séparés alors qu’elle était encore un bébé. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours eu deux maisons. C’est vers l’âge de 13 ans qu’elle a mis la main à la pâte de son premier mariage : celui de sa mère qui se remariait.

« Je pleure à chaque mariage. Je ne suis pas émue juste parce que c’est mon travail. Non, c’est le pourquoi de mon travail. »

« Elle m’a dit peux-tu appeler le traiteur, appeler le DJ et t’assurer que tout est bien fait. C’était un petit mariage, mais c’est la première fois que j’ai eu de l’intérêt pour la planification. Je me souviens combien elle était belle, mais combien elle était nerveuse », se remémore Katrina en versant quelques larmes.

Retour aux sources

Se souvenir de sa mère, qui est décédée d’un cancer du sein il y a 10 ans, alors que Katrina n’avait que 17 ans, est encore douloureux pour la jeune femme.

« Ma mère a toujours été ma motivation à être ambitieuse et à faire les choses par moi-même. C’est pourquoi j’ai nommé la compagnie Deka Events. Ma mère avait une compagnie, quand j’étais jeune, qui s’appelait Deka Delight. On a toujours fait des blagues, à propos de si l’on partait une entreprise ensemble. Je n’aimais pas le Delight, mais je voulais garder Deka. « De » c’est pour Deborah, ma mère, et « Ka » pour Katrina », m’explique-t-elle.

Après le décès de sa mère, Katrina a d’abord essayé de poursuivre des études en psychologie, avant de revenir à Montréal pour se réorienter en relations humaines et marketing, puis de faire son AEC en gestion d’événements à John Abbot. Ce n’est qu’après des stages dans des entreprises événementielles, qu’elle a choisi de se spécialiser dans l’organisation de mariage.

« Perdre quelqu’un dans ta vie, fait en sorte que tu apprécies plus les relations. Je suggère à mes amis qui se disputent avec leurs parents, de regarder la chose d’une autre manière. Ils sont dans votre vie. Vous êtes chanceux. »

L’élément déclencheur

En 2013, elle organise le mariage de deux de ses proches amis, Ana et Nicolas. Après ça, tout a déboulé. De bouche à oreille, elle a obtenu de nouveaux contrats, puis une offre de Linda Gallant qui la voulait dans son équipe à l’auberge.

« J’ai coordonné avec l’équipe plus de 100 mariages. De mai 2015 à novembre 2015, j’ai travaillé sur quatre à six mariages chaque fin de semaine. En plus, j’avais six mariages à préparer avec Deka. C’était vraiment une grosse année. Madame Gallant a énormément d’expérience. J’ai appris beaucoup en travaillant avec elle sur comment gérer les gens et les personnalités », m’explique Katrina, qui a choisi de quitter l’auberge pour investir plus d’énergie dans sa propre entreprise.

Son endurance, son sang-froid, son attention aux détails, elle le doit à son passé en restauration et en hôtellerie. Elle avoue qu’il y a des choses qu’on ne peut pas apprendre sur les bancs d’école. C’est d’ailleurs en vivant toutes sortes de situations improbables pendant les mariages qu’elle se perfectionne.

L’industrie du mariage est très compétitive, particulièrement à Montréal. Ce n’est pas la manière dont Katrina désire travailler. Elle préfère la collaboration. C’est pourquoi elle choisit très souvent des entreprises locales et de tisser des liens avec les gens de sa région. Elle considère qu’ils ont davantage la même vision qu’elle et qu’il y a souvent un retour du balancier. C’est d’ailleurs dans cette lignée qu’elle désire faire grandir son entreprise.

En toute intimité

À 28 ans, Katrina est en couple avec son amoureux, John, depuis huit ans. Pendant toutes ces années, elle a toujours travaillé les soirs et les week-ends. Ce qui ne leur laisse pas beaucoup de temps de couple. Ils ont malgré tout développé une relation solide, mais ne sont pas encore mariés. À quoi rêve celle qui est à l’affût de toutes les dernières tendances et qui est bien placée pour se concocter le plus hot des mariages?

« La plupart du temps, quand j’ai congé, je décompresse. Je mets des bas chauds et je prends une bonne tasse de thé ou un verre de vin. »

« Pour nous, ça va être vraiment intime. Je veux une trentaine de personnes et me marier sur la plage dans le Sud. Ça ne me dérange pas de ne pas avoir de souliers, je veux avoir du plaisir et danser. Ça ne me dérange pas s’il pleut, je veux juste de la bonne nourriture et passer de bon temps », lance-t-elle, me montrant quelques photos d’une robe bien simple de style bohémien qu’elle aimerait porter pour son mariage. Chose certaine, il n’y aura pas les chansons 1000 years, All of me et Canon D lors du grand jour. Elle les a trop entendues, mais elle ne dit pas non au remix de la chanson Over the Raibow ou à de bons vieux classiques.

Mais rien ne presse. En ce moment, sa priorité est de trouver une maison pour vivre en toute quiétude avec son amoureux. Dans ses rêves, cette maison est à la campagne, elle a deux bureaux, une grande cuisine, un garage pour mettre la vingtaine de boîtes de décorations qu’elle possède et deux chambres d’enfants. C’est ce qu’elle souhaiterait, mais elle sait bien que la vie ne prend pas toujours la direction que l’on voudrait.

« Si je pouvais planifier ma vie, j’aimerais avoir deux enfants. Mais parfois, tu ne peux pas planifier. Certaines personnes ne sont pas chanceuses. J’essaie d’avoir un laisser-aller parce que je sais, à cause de mon expérience avec ma mère, que tu ne peux pas tout contrôler », souligne-t-elle.

« J’aime être occupée et savoir que je produis quelque chose. J’aime donner un bon service et voir les gens heureux. »

L’envers de la médaille

Katrina travaille beaucoup. Elle ne s’en plaint pas. Lorsqu’elle est en congé, elle avoue profiter du calme et des bonheurs de la vie. Une longue marche avec son chien Dakota sur la montagne. Passer la journée au spa avec son conjoint ou préparer un bon souper à la maison. Des plaisirs simples qui contrastent avec la folie des événements qu’elle organise.

Elle a déjà travaillé sur un mariage où il y avait plus de 100 fournisseurs sur le site. Un événement grandiose. Pourtant, quand je lui demande de me parler du plus beau mariage sur lequel elle a travaillé, c’est avec émotion qu’elle se souvient d’un petit mariage avec 18 invités à l’auberge des Gallant. C’est elle qui avait conduit les mariés de 90 ans en voiturette de golf jusqu’au lieu de la cérémonie parce qu’ils n’étaient pas capables de descendre dans l’herbe. Katrina rit et pleure en racontant cet événement. Ses yeux qui brillent sont la preuve que tout cela n’est pas un travail pour elle. C’est une passion. Elle aime profondément aider les gens.

« Ma mère serait fière et elle travaillerait probablement avec moi si elle était toujours vivante. C’était sa passion. Elle le faisait pour le plaisir, pas pour gagner de l’argent. Je pense que c’est pour ça que j’ai toujours pris l’initiative d’organiser les événements familiaux ou de mes amies et que je fais ce travail. J’ai grandi avec sa passion », affirme-t-elle, en essuyant une larme. Décidément, Katrina est une grande émotive, une fille qui aime être avec les gens et une passionnée des êtres humains. Un beau papillon dont les rêves volent encore plus haut que les arcs-en-ciel.

« Somewhere over the rainbow
Way up high
And the dreams that you dreamed of
Once in a lullaby 

Somewhere over the rainbow
Blue birds fly
And the dreams that you dreamed of
Dreams really do come true »

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