Besoin de vacances?

La fin de l’année scolaire, avec son lot d’examens, travaux et échéances, peut être une période fragile pour les jeunes, particulièrement pour les anxieux. Le soleil est de retour. On sort le mobilier sur la terrasse. La fin des cours va bientôt sonner. Pourtant, certains jeunes ne ressentent pas ce regain d’énergie printanier. Crise d’adolescence, besoin de vacances ou dépression?

Crise d’adolescence ou dépression

L’adolescence est une période parfois difficile. Certains jeunes se sentent moins bien dans leur peau, n’éprouvent plus de plaisir, ont des difficultés d’interaction sociale ou connaissent des échecs à l’école ou au travail. Les adolescents peuvent être tristes ou traverser des périodes difficiles, sans nécessairement tomber dans la dépression.

Quand devrions-nous s’inquiéter?

« On devrait s’inquiéter devant la sévérité ou l’intensité des symptômes, mais aussi devant la dangerosité. Tout le monde peut avoir des hauts et des bas, mais quand ça dure plusieurs semaines ou plusieurs heures par jour, c’est un signe », explique le Dre Johanne Renaud, chef médicale du Programme de pédopsychiatrie à l’Institut Douglas (CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal) et boursière Manuvie en santé mentale des jeunes.
Chez l’adolescent, et même chez le jeune adulte, le fait de trop manger, de dormir tout le temps, d’être de mauvaise humeur, de s’isoler et de perdre ses intérêts sont des alertes que quelque chose ne tourne pas rond. Un changement dramatique ou un comportement inhabituel, qui fait en sorte que nos parents et amis ne nous reconnaissent plus, devrait aussi mettre la puce à l’oreille.

Des événements perturbants, le décès d’un proche, des antécédents familiaux de dépression ou un manque de soutien familial font en sorte que certains jeunes sont plus à risque.

« Lors du deuil d’un être cher ou d’une séparation, au début, la personne vit un deuil normal. Quand on ne s’en remet pas, il peut y avoir une dépression », mentionne la psychiatre.

Symptômes

  • un sentiment de tristesse
  • un manque d’intérêt pour les activités quotidiennes
  • une perte d’appétit
  • des problèmes de sommeil tels que des cauchemars
  • de la difficulté à se concentrer ou des problèmes de mémoire
  • un soudain retrait social ou des comportements agressifs subits
  • des tendances suicidaires.*

Quoi faire?

Pour contrer la dépression, il existe plusieurs ressources telles les lignes d’aide comme Jeunesse J’écoute (1-800-668-6868) ou les centres de prévention du suicide (1-866-APPELLE). De plus, il est important de consulter un médecin de famille ou de se rendre dans un CSSS, afin d’être évalué et informé des possibilités de thérapies et de traitements.

« La visite chez le médecin permet de vérifier les symptômes physiques. Une grande fatigue pourrait être causée par une mononucléose, très fréquente chez les jeunes, mais aussi par de l’anémie ou un problème de glande thyroïde », avertit Johanne Renaud.

Prévenir

Comme pour de nombreuses maladies, faire de l’exercice et avoir une saine alimentation peuvent aider à prévenir et à guérir de la dépression. La Dre Renaud suggère également d’avoir du temps pour décrocher, d’éviter la consommation de drogues et de ne pas mettre toute son énergie sur un seul objectif.

(*Source : Institut universitaire en santé mentale Douglas)

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