Voyage de filles

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Voyage de filles
Isabelle Poirier

Apprendre à s’arrêter, sans culpabilité... Ou presque.

3 amies. 3 femmes, 3 mères, 3 travailleuses dans le milieu de la santé mentale. Une pause. Un arrêt. Non-prescrit par le médecin, cette fois-ci. On a appris. Suite à une pause obligée. « Cordonnières mal-chaussées » vous direz? Peut-être mais depuis nous avons appris.

Appris à s’arrêter, sans culpabilité. Presque.

Je dis presque car le premier matin, après m’être levée à l’heure qui me convenait, à me préparer pour aller déjeuner, préparer mon petit sac de plage… en refermant la porte, j’ai immanquablement eu le sentiment d’oublier quelque chose.

Je vérifie mon sac : serviette, crème solaire, livre. Zut, je suis certaine d’oublier quelque chose. Mon sac est trop petit et vide.

Et c’est à ce moment que le sentiment « voyage de filles » apparait! Une culpabilité jumelée à un sentiment de liberté… quand je réalise que j’ai oublié les jouets de sables, les collations, les serviettes de plage supplémentaires, les wipes et les flotteurs.

Je ferme la porte de ma chambre et j’entame ma première marche de mère-redevenue-fille en me rendant déjeuner où je me servirai en premier, que je pourrai terminer mon assiette sans être interrompue et où je prendrai le temps de savourer tranquillement un énième café.

Si je suis chanceuse, j’y croiserai une copine ou peut-être les deux. Tout dépend du rythme de chacune. En voyageant en basse saison à Cuba, nous avons le privilège d’avoir chacune nos chambres. On se colle des post-it sur les portes pour informer les autres où elles peuvent nous retrouver ou de nous laisser dormir… La liberté totale; pouvoir vivre à son propre rythme. C’est ça des vacances!

C’est aussi se retrouver avec des amies avec qui l’on peut être soi-même. Aucune pression, aucune attente, aucun jugement. Tout est simple et léger. Comme à nos 15 ans. Peu de responsabilités, de grands rêves et de nombreux fous rires !!

De jour en jour, on se détend. Endormie sur notre chaise longue, on cesse de se lever en sursaut pour repérer notre plus jeune à la mer. Nos réflexes de maman ou de conjointe organisatrice sont au neutre. Même choisir un drink devient difficile : « Bof, je ne sais pas. Je vais prendre la même chose que toi. »
Rendue là, je sais que je suis prête à revenir vers les miens. Les retrouvailles avec ma fille et mon amoureux seront douces et réconfortantes.

J’ai aussi hâte de retrouver mon autre gang de filles. Beaucoup plus nombreuses celles-là! Je les retrouverai au Centre de femmes dès lundi.

Isabelle Poirier

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