Cette famille que l’on choisi

J’ai souvent entendu dire qu’il existe deux sortes de famille : celle que l’on subit et celle que l’on choisit… Un peu extrême comme comparaison, car je ne crois pas vraiment que l’on a à subir quoi que ce soit dans la vie. Je crois au contraire que nous avons toujours le choix, que nous sommes notre propre arbitre… Ceci étant, là n’est pas le propos de mon édito, de ma tranche de vie du mois. En fait, j’ai plutôt envie de vous parler de la famille que l’on choisit, celle composée de nos amis. Oh boy… d’emblée, je me dois de faire un MEA CULPA : maudit que je suis poche en amitié! Poche, car j’ai la fréquence pas mal inégale, en vérité : je n’ai pas de fréquence pantoute… Je ne suis pas de celles qui prennent des nouvelles régulièrement. Je n’appelle pas, je ne texte pas… Il peut donc parfois se passer plusieurs mois avant que je donne signe de vie. Pas que je ne pense pas à mes amis, mais c’est plutôt que je me dis que s’ils ont besoin de moi, ils savent qu’ils peuvent compter sur moi 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Mais avec les années, j’ai découvert que cette façon bien à moi de penser a pu parfois passer pour un surplus d’indépendance ou même parfois une certaine indifférence… Et pourtant, c’était loin d’être le cas. En fait, j’avais probablement peur de montrer ma vulnérabilité, de montrer que j’avais parfois besoin d’une oreille attentive, d’une épaule pour pleurer ou d’une bonne oreille pour me défouler. Peur de déranger, d’importuner, de me confier. C’était beaucoup plus facile de rester là en retrait à attendre que mes amis que j’aime tant m’appellent en cas de besoin… Illogique et stupide je vous le concède, mais c’était la façon dont je voyais les choses jusqu’à tout récemment.

À 44 ans, je réalise qu’être vulnérable c’est OK tout comme demander de l’aide… Je ne suis pas encore une experte en la matière, mais j’apprends. Ma meilleure amie Lisane, que j’ai connue dans mon autre vie militaire il y a de cela 20 ans, pourrait vous en compter des vertes et des pas mûres sur mon petit côté inégal amical… Elle pourrait entre autres vous raconter la fois où je suis déménagée à Sherbrooke et que j’ai complètement coupé les ponts avec elle. Comportement totalement stupide et inexcusable, mais c’était la meilleure façon que j’avais trouvée à l’époque pour m’empêcher de ressentir la peine d’amitié et le vide que mon éloignement créait à l’époque… Je sais, drôle de façon de dire à sa meilleure amie à quel point elle est importante dans notre vie, mais à cette époque, c’est le réflexe de protection qui a eu le dessus sur la logique. Croyez-le ou non ce long silence a duré si je me souviens bien plus d’une année… et le plus incroyable c’est qu’elle m’ait pardonnée malgré la peine que je lui ai causée. C’est la 2e mère de Laurence et Marianne, celle qui, s’il m’arrivait quelque chose, serait toujours là pour mes amours, à prendre soin d’elles et de leurs petits cœurs meurtris.

Lisane c’est ma vieille branche, ma plus vieille amie, celle avec qui j’ai partagé plusieurs soirées arrosées au fameux rhum/7up de son père… Oh boy, des soirées à parler de trucs sérieux, mais aussi de bien des niaiseries. Avec mon changement de vie des dernières années, est venu aussi le privilège de rencontrer des gens extraordinaires, des personnes qui me sont chères, mais avec qui j’ai tendance à avoir ce même comportement de #$%?&* Louise, Mathieu, Maxime, Vincent, Yanick : sachez que vous êtes précieux pour moi. Votre soutien, votre écoute, vos idées de fous et votre brin de folie sont importants dans ma vie… Feel free to call, text or stop by anytime, I will always be there for you guys!

Les vrais amis sont comme les étoiles, on ne les voit pas tout le temps, mais ils sont toujours là.

Marie-Andrée Prévost,
Propriétaire-éditrice

3 Commentaires
  1. Chère Marie-Andrée je pense à toi souvent. Je me retrouve dans ton éditorial sache que je suis là aussi… Nathalie Marier

  2. Mes pensées exactements! Tu n’est pas la seule coupable mais heureusement pour nous nos Amis nous connaissent et nous acceptent tel que nous sommes.

  3. WOW ! C’est un édito qui me touche Marie-Andrée ! Parfois, dans le feu de l’action avec nos mille et une préoccupations, on oublie de se centrer sur nos émotions, on ne prend pas le temps de s’investir avec ceux qu’on aime. On passe à côté de l’essentiel et puis on revient vers eux quand on prend conscience des bienfaits de leur amitié. C’est bon de lire ton authenticité de femme. Il est vrai de dire que nous pouvons former une famille avec nos amis les plus proches. Ceux qui ne nous jugent pas. Ceux qui savent qui on est vraiment. Ceux qui sont là pour nous en cas de besoin 24 heures sur 24. N’ayant plus mes parents à mes côtés depuis janvier dernier, la réalité de la famille que l’on choisi a pris une importance capitale dans ma vie. Merci pour cet édito qui remue !xx

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