Repartir le compteur…

Une nouvelle année se traduit dans la croyance populaire par la possibilité d’un nouveau départ. La pression des résolutions est forte. On nous demande ce que nous avons choisi de faire dans la nouvelle année, mais on se demande aussi quel genre d’objectif on va choisir…

On peut se le dire, entre nous, une frénésie certaine nous habite à la fin d’une année et à l’aube d’une nouvelle. Une frénésie, une nostalgie naturelle presque inévitable qui nous rappelle que la vie n’est peut-être que la suite d’une multitude de cycles nous permettant de repartir le compteur une fois l’an. Non pas de reculer les aiguilles de l’horloge, mais bien de boucler certaines boucles et de se donner la chance de construire sur de nouvelles bases, se permettre un « fresh start » comme on dit.

Chez les Prévost, nous honorons cette tradition chaque année, car chez Angèle et Gaëtan, les traditions symboliques sont importantes. La fin d’une année revêt une signification particulière. C’est un moment où nous réfléchissons à ce que nous voulons au plus profond de soi, où nous faisons le point sur ce que nous ne voulons plus, mais surtout sur ce que nous VOULONS et choisissons de vivre dans cette année qui s’entame.

Cette tradition très chère à mes yeux se vit en famille. Dès que les petites-filles (mes filles et celles de mes sœurs) ont été assez âgées pour comprendre, elles ont été fortement encouragées à participer. À réfléchir à ce qu’elles désiraient être, à ce qu’elles désiraient accomplir, à ce qu’elles désiraient vivre… Car savoir ce que l’on veut n’est pas une mince affaire… c’est un réflexe, selon moi, que nous devons aider nos enfants à développer. Pour les aider à vivre ce qu’ils ont à vivre, à se connaître pour suivre leur propre chemin. On sait tous que si tu ne sais pas dans ton cœur ce que tu veux vivre, il y aura toujours quelqu’un d’autre pour de dire et t’imposer ce que tu dois vivre!

C’est ainsi que chaque 31 décembre ou 1er janvier nous nous réunissons chez Angèle et Gaëtan et chacun pour soi, nous jetons nos états d’âme sur deux papiers. Le premier avec tout ce que nous voulons nous débarrasser de l’année qui se termine (mauvaises expériences, peines, colères, évènements malheureux). Le deuxième, celui de l’espoir, sur lequel nous inscrivons ce que nous choisissons de vivre pour l’année qui débute.

C’est ainsi qu’une fois ce rituel accompli, nous allumons le poêle à bois pour jeter, chacun notre tour, le mauvais. Ensuite, nous déposons dans un vase les papiers fermement scellés de chacun, que nous ouvrirons un an plus tard, au prochain précieux rituel…

Ce 31 décembre, nous referons ce symbolique rituel, mais cette fois j’y en ajouterai un nouveau : celui de la gratitude. Au moment où j’écrivais cet éditorial, le 22 décembre 2016, j’ai eu deux belles visites surprises. Une de mon oncle Marcel et une de ma tante Julie. Deux membres de mes deux familles que je n’avais pas vus depuis des lustres, car des événements nous avaient éloignés. Je remercie la vie de m’avoir fait ce merveilleux cadeau, celui de me permettre de repartir le compteur et de construire sur de nouvelles bases.

Merci la vie!

Marie-Andrée Prévost,
Propriétaire-éditrice

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