Une autre rentrée, une autre étape

J’avoue, cet éditorial est jusqu’à maintenant celui le plus difficile à écrire. Je ne sais pas si c’est parce que ma maman fait l’objet de l’entrevue inspirante du mois ou bien que ma grande fille chef végétalienne collabore au magazine (c’est à la page 32) pour la première fois, mais je suis devant mon ordinateur à essayer de trouver les mots justes pour vous jaser chères lectrices.

Pas facile d’écrire un éditorial. Il faut se laisser aller et se permettre d’exposer une parcelle de nous. Mais je l’avoue, malgré le fait que ma vie se déroule dans le public, j’ai de la difficulté à laisser transparaître mon côté vulnérable ou sensible. Oui, oui, je sais… beaucoup connaissent la femme d’affaires solide et fonceuse, mais peu la femme et maman que je suis. Eh oui, comme plusieurs d’entre vous, fin août a signifié une autre rentrée, une autre étape.

Cette rentrée a été, de loin, la plus difficile dans ma vie de maman. Dans le même week-end, ma grande Marianne est retournée en Californie vivre son rêve et poursuivre son perfectionnement de chef végétalienne. Ma belle Laurence a elle aussi quitté le nid familial en direction de la Capitale nationale. À Ottawa, elle étudiera en services policiers. J’avoue éprouver un immense sentiment de fierté de les voir déployer leurs ailes, mais d’un autre côté, je réalise que j’ai 43 ans et que leur départ signifie une autre étape pour moi. Une autre étape dans ma vie de femme. Une étape où je devrai (même si ce ne sera pas facile) leur laisser leur liberté, afin de leur permettre de construire leur propre vie, leur propre destinée. Difficile ce sentiment de dualité. J’entends mes filles qui disent en lisant cet éditorial « Ben voyons maman, on ne se voyait pas tout le temps, car tu travailles beaucoup, donc ce n’est pas un si gros changement ». « Oui je sais les filles, mais ma maman n’était pas très présente non plus et j’ai viré pas pire pantoute. » Mais pour moi, oui, c’est quand même un gros changement.Vous ne serez plus dans la même maison que moi tous les soirs. Laurence, je ne verrai plus ta voiture dans l’allée tous les jours et je n’aurai plus droit quotidiennement à tes anecdotes.

Je dois maintenant, comme ma mère l’a fait jadis, apprendre à appliquer le lâcher-prise. MAIS s’il y a une chose, par contre, que je me permettrai toujours de faire… c’est de vous envoyer des petits textos avec des cœurs, comme ça, pour rien et sans aucune raison, en vous disant que je suis votre plus grande fan!

Marie-Andrée Prévost,
Éditrice-directrice générale

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