Se remplir le cœur de souvenirs

Le samedi 4 mars 2017… Relâche scolaire. Cette année, nous partirons de l’aéroport d’Ogdensburg NY (OGS) sur un vol direct pour Fort Lauderdale. Après 75 minutes de voiture via Cornwall, nous voilà prêts à embarquer avec Allegiant, en direction de la Sunshine State pour aussi peu que 55 $. Oui mes amis, Plattsburgh n’est plus la seule destination à offrir des vols à rabais en direction des palmiers! Les vacances commencent. Quoi de plus excitant que de partir à l’aventure avec mon fils, Romy, à Palm Beach pour voir maman et Denis et, à mon agenda, écrire ma première chronique pour le magazine l’éClat! Rédiger en bikini, sous le ciel bleu électrique de la Floride…

Ma première chronique, c’est ici, à Palm Beach, ville privilégiée de Donald, que je l’écrirai… Une chronique écrite candidement et en toute simplicité, avec fraîcheur, spontanéité et avec un brin d’humour. La Floride, je la connais bien… de Daytona Beach jusqu’à Miami, de Sarasota jusqu’à Naples… et, entre les deux côtes, une réserve faunique immense à perte de vue qui se fond dans le hublot de l’avion… un monde les sépare : les Everglades.

3 h 15 plus tard, nous voilà au terminal 1. Vive la proximité de la Floride! Comme c’est bon de revoir le doux visage de maman qui accourt pour prendre son petit-fils dans ses bras. C’est un départ! On prend l’autoroute 95, l’autre artère qui sépare de façon systématique la Floride. Je n’insiste pas, mais j’aurais préféré prendre la route A1A, qui longe le bord de l’Atlantique afin de me délecter les yeux par tant de beauté.

Oui, je suis de celles qui aiment le soleil, les palmiers, les plages, les flamants roses et l’extravagance sans fin de la Floride. Rien à faire! Je suis toujours sous le charme de ces villes côtières « bling-bling » qui exhibent leurs richesses à outrance et sans retenue. Je suis toujours en extase par tant d’opulence architecturale de tous genres dans mon champ de vision.

Et pourtant! Lors de mon dernier voyage en Californie, à Venice Beach, le doute est venu s’insinuer dans mon esprit pour venir me dérouter, littéralement. Et si mon histoire d’amour avec la « Gold Coast » était terminée? Et si j’étais plus une California Girl de la West Coast, qui rêve de simplicité et de bien-être? Et si j’en avais assez vu de cette course à l’abondance qui m’épuise? Une virée sur la Worth Avenue de Palm Beach n’égalera jamais la « vibe » hipster du boulevard Abbot Kinney. Deux mondes, me direz-vous. Si j’avais à choisir d’avoir un pied-à-terre entre ces deux océans, pour lequel mon cœur balancerait-il?

Pour l’instant, je m’accorde une pause de sept jours avec fiston, qui se fout pas mal des caprices de sa maman designer et qui souhaite deux choses : faire du « bécyk » et aller surfer. J’accepte ses conditions, qui me paraissent raisonnables. Mère Nature n’est pas de notre bord les trois premiers jours. Temps idéal pour découvrir autre chose que la piscine et les outlets! Au gré du vent (parce que le vent est dément en ce moment), nous allons découvrir la Butterfly World à Coconut Creek. Nous voilà au beau milieu d’un sanctuaire de fleurs, de papillons et d’oiseaux qui dansent au-dessus de nos têtes. Quel spectacle! Je suis au paradis. Je remplis mon iPhone de photos de toutes ces espèces colorées qui m’inspireront pour mes prochains projets.

En chemin pour le refuge de Manatee Lagoon, nous passons faire un coucou à nos amis Lamantins, appelés affectueusement vaches de mer. Nous passons par un quartier que j’aime visiter depuis toujours, le Lighthouse Point, à proximité de Hillsboro. Ce petit segment résidentiel et côtier me plaît par sa tranquillité et sa ressemblance à mon village. De jolies maisons, plus petites, quoiqu’aussi magnifiques, ayant toutes dans leur cour arrière un canal qui se jette dans l’Intercoastal. Depuis, je rêve d’avoir une maison de style floridienne sur un canal. Et vous savez quoi? J’ai trouvé cette particularité unique à Saint-Zotique, tout près de la plage.

Après que le vent soit tombé et que la température chaude soit revenue, je vis le luxe de ne rien faire. Le luxe de passer du temps de qualité avec mon fils et ma famille. Le luxe de donner des notes sur 10 à chaque plongeon que fait Romy dans la piscine chauffée. Le luxe de faire un tournoi, sept jours consécutifs, de train mexicain en sirotant un margarita et en mangeant des petits poissons au cheddar. Le luxe de courir chaque matin dans les allées bordées de VR, avec une auto de préférence blanche et bien astiquée, stationnée devant les hibiscus et les bougainvilliers roses qui se mixtent bien avec mes leggings Lole trop colorés. Le luxe d’aller magasiner aux outlets du coin pour me rendre compte qu’il n’y a aucune économie à faire, vu le taux de change. Mais parce que des souliers de la Floride « y’en n’a pas des aussi jolis qu’ici » alors je succombe en me demandant bien comment je ferai pour les placer dans mon walk-in déjà trop rempli. Le luxe de faire de longues promenades avec ma mère, faire du people watching, et d’admirer la richesse des gens du Québec, qui se donnent à fond pour en mettre plein la vue avec le landscaping de leur terrain pour stationner leur super autobus de luxe. Mais mon grand champion, c’est celui qui a surpris tout le monde et a posé du Pavé-uni en marbre blanc Carrera… Voilà un audacieux comme je les aime!

Quoi qu’il en soit et quoi qu’on dise, le côté kitsch et exubérant de la Floride me fascinera toujours. Étonnamment, le bout de pays ensoleillé a su s’adapter et évoluer au fil du temps. Il n’est plus rare de trouver de bons restaurants appréciés des foody et de voir pointer à l’horizon de nouvelles constructions, différentes de ces tours à condo de luxe qui cachent le soleil de l’après-midi et qui alourdissent le paysage marin. Maintenant, de petites boutiques et des hôtels branchés affluent au cœur des chics quartiers qui bordent la mer. L’image de la Floride change, ainsi que l’opinion populaire négative — qui l’afflige depuis des lustres — pour faire place à une Floride revampée, revue et corrigée. Il y a tant à dire et tant à faire dans ce coin de paradis! Pour ma part, je reviens au Québec le cœur léger et rempli de doux souvenirs.

Bianca La Rochelle

Je suis designer intérieur au style éclectique, styliste, artiste qui se passionne pour les chaises. Fashionista, entrepreneure, colorée parfois boho-chic, amoureuse d’un homme merveilleux et avant tout maman d’un petit garçon plein de vie. Je vis à 100 milles à l’heure dans ma Mini entre mon beach house de Saint-Zotique, le Plateau-Mont-Royal, le Mont-Tremblant et mes nombreuses escapades à la découverte des villes et endroits les plus branchées au monde.

3 Commentaires
  1. Belle description de la Floride, j adore la Floride, c est tellement vrai, toute cette beauté, cette richesse démesurée mais tellement agréable pour les yeux. Surtout Palm beach la ville des gens riches et célèbres. Les voitures, les maisons incroyablement immense et que dire de la végétation entretenue au pouce carré. Nous venons d arriver d un mois, le mois de mars pour ne pas le nommer, avec les tempêtes au Quebec. Depuis 7 ans C est notre beau pèlerinage annuel et on le répète année après année parce que nous adorons, cette ville.
    Voici mon commentaire Bianca. Je suis Gaétane Chevrier la sœur de Lise Drolet et ãmie de Monique Larochelle. Nous avons eu L occasion de se croiser au funéraille de Denise Pharand. Je ne sais pas si tu te rappelles?

  2. Félicitations pour ce premier article et quel plaisir à te lire, autant pour ce que tu exprimes que pour la qualité de ton écriture.
    Maman

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