Semer maintenant, récolter plus tard

L’hiver tire à sa fin. Comme jardinier, on brûle d’impatience de se remettre les mains dans la terre du jardin, mais on devra patienter encore quelques semaines. En attendant, on se gâte en lançant ses semis.

Faire ses semis consiste à planter des graines dans des pots à l’intérieur, à les chouchouter et à les regarder grandir au printemps, pour finalement les transplanter à l’extérieur au début de l’été. Une technique écologique s’avérant aussi économique, tout en stimulant l’autonomie du jardinier.

« C’est énormément moins cher. Il y a beaucoup plus de choix, surtout parce qu’on a accès à des catalogues sur Internet. Par exemple, il y a un site au Québec qui offre plus de 200 variétés de tomates. Il y a le plaisir de faire des semis. C’est fascinant de semer les graines et de les voir pousser. On a un sentiment d’accomplissement que l’on n’a pas autrement », affirme Larry Hodgson, chroniqueur horticole surnommé le jardinier paresseux et auteur de nombreux livres dont un sur les semis.

Si les plantes à développement lent peuvent être semées dès février, la plupart des semis de fleurs annuelles et de légumes se font en mars et en avril. Cependant, certains plants ne doivent pas être semés trop tôt, sinon ils s’étiolent et deviennent trop vieux pour être transplantés au jardin.

« Quand on voit d’autres jardiniers qui ont acheté des plants et qui ont bien réussi leur jardin, on se sent quand même un peu supérieur, parce que nous on l’a fait à partir de semis. »

« Dans les erreurs à éviter, l’une des pires choses est de commencer trop tôt. Une autre est de ne pas donner assez de lumière. Les plantes dépendent du soleil, c’est leur nourriture. Il est presque impossible de donner trop de soleil aux semis. Normalement, on place les semis à la chaleur pour les faire germer et on les couvre d’un sac de plastique ou d’un dôme pour garder une bonne humidité et pour que la température ne change pas trop. Mais il est important, quand on voit du vert, d’enlever le dôme », souligne Larry Hodgson, ajoutant qu’il est aussi préférable de faire boire le terreau par le bas pour ne pas brusquer les jeunes pousses.

En plus d’acheter des semences, on doit se procurer le matériel de base, tel qu’un plateau imperméable pour mettre les pots, du terreau à semis et des contenants. Quoique pour ces derniers des pots de yogourt et de margarine, des boîtes de jus et de lait ou même des rouleaux de papier de toilette peuvent faire l’affaire.

Ne reste plus qu’à se lancer dans l’expérience et à prendre des notes, pour s’améliorer d’année en année. Ça fait partie du plaisir des semis!

À semer en mars et avril

Fleurs annuelles

  • Browallia
  • Capucine
  • Célosie
  • Zinnia

Légumes

  • Piment
  • Tomate
  • Laitue
  • Ciboulette

Source : Calendrier des semis du Jardin botanique de Montréal, www.espacepourlavie.ca

Faire ses semis en 10 étapes

  1. Choisir ses semis en consultant un calendrier (la plupart des semences non utilisées peuvent être gardées pendant trois ans)
  2. Se procurer le matériel nécessaire.
  3. Semer les graines dans du terreau à semis en suivant les instructions sur le sachet de semences.
  4. Recouvrir les semis d’un dôme en plastique transparent pour augmenter l’humidité.
  5. Retirer le dôme lorsque les plantules apparaissent.
  6. Laisser pousser en bordure de fenêtre ou sous une lampe fluorescente.
  7. Tourner le plateau de semences d’un quart de tour tous les trois jours.
  8. Transplanter les semis dans des pots plus grands lorsqu’ils ont grandi et s’assurer qu’ils continuent à recevoir de la lumière.
  9. Sortir les plants à l’extérieur à la fin mai ou au début juin, lorsque les températures ne descendent pas en bas de 10oC la nuit.
  10. Transplanter les plants dans le jardin ou dans des pots.
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